La Femme des Lumières

01-02-14

Objectif du blog

Pourquoi le XVIIIe siècle ? Le XVIIIe siècle est, selon l'expression consacrée, le "siècle des Lumières". Ces belles lumières éclairent l'entendement humain depuis l'Antiquité et ne sont jamais aussi brillantes qu'au temps de Louis XV. Michelet aurait ouvert  un cours au Collège de France par ces paroles : "Le Grand Siècle, messieurs, je veux dire le XVIIIe..." Tout au long de son existence, l'humanité s'est principalement occupée de son esprit et de son âme. D'où la place que tiennent les lettres, les arts et la religion,... [Lire la suite]
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21-07-14

Zamor, le page de Mme du Barry

Finalement, Paris offre des contrastes choquants. Les élégants hôtels, les larges artères, les places et les jardins voisinent avec des venelles tortueuses et des bâtisses moyenâgeuses. Les mendiants pullulent et assaillent les passants avec agressivité. Ils sont organisés en une puissante confrérie et font de fructueux bénéfices grâce au trafic d’enfants trouvés ou de jeunes esclaves rapportés d’Afrique ou d’Amérique, que l’on revend aux nobles et aux riches financiers. En effet, les négrillons et les petits pages noirs font... [Lire la suite]
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21-07-14

Oipinon de Heine sur la peinture en France au XVIIIe siècle

Voici un jugement un peu sévère de Heinrich Heine concernant la peinture en France au XVIIIe siècle :   “Elle (la peinture) produit un effet déplaisant aves son badinage glacial et ses petits spectacles fanés dans l'enclos d'un boudoir où une jolie créature pomponnée allongée sur un sofa s'évente avec un air frivole. Favart (1), avec ses Eglés et Zulmés, est plus vrai que Watteau et Boucher avec leurs bergères coquettes et leurs abbés idylliques… Les peintres ont été les hommes de cette époque qui prirent le moins de... [Lire la suite]
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20-07-14

Décadence de la peinture selon Diderot

 Dans ses Salons, Diderot tonne contre les scènes libertines alors fort à la mode. Il s'en prend régulièrement à Boucher (ci-dessous à gauche) et à son gendre Baudouin, coupables selon lui de complaisance grivoise. Pour lui, ces peintres accumulent objets et corps, les réduisant à la quantité, à la confusion, au pêle-mêle et au tapage, alors que Chardin (ci-dessous à droite) - son peintre préféré (1) et également celui du roi de Prusse, Frédéric II - choisit peu d'objets, isole une femme - ou un enfant -, lui... [Lire la suite]
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12-07-14

Les traiteurs, ancêtres des restaurants

Dès la fin du XVIIe siècle, les nobles mangent pour la première fois "chez le traiteur" (ne pas confondre avec les auberges). C'est un lieu public : on mange dehors pour se faire plaisir, pratique tout à fait révolutionnaire. Cette nouvelle activité connaît un succès immédiat et entre même dans la littérature : une scène des Mémoires et aventures d'un homme de qualité de l'abbé Prévost (auteur du célèbre Manon Lescaut), se déroule chez le traiteur Fracin.  A Paris, en 1690, on compte 34 traiteurs :... [Lire la suite]
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12-07-14

Les asperges de madame de Pompadour

Un cuisinier inventa-t-il cette recette pour la favorite de Louis XV ? La créa-t-elle elle-même ? On sait qu’elle s’intéressait aux raffinements de la cuisine afin de satisfaire les goûts de Louis XV qui n’hésitait pas à préparer son chocolat ou des œufs sur le plat, à l’abri de ses « petits appartements ». Voici donc la recette modernisée :   Ingrédients : une botte d'asperges bouillon de volaille 2 œufs beurre 1/2 citron Préparation : Faire cuire les asperges dans le bouillon ... [Lire la suite]
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12-07-14

La femme, bonne ménagère pour Olivier de Serres dans son Théâtre d'agriculture

Olivier de Serres (1539-1619) passa la plus grande partie de sa vie à cultiver son domaine du Pradel (Ardèche). Il fut le premier à introduire en France la culture du mûrier et la cueillette de la soie.  Son Théâtre d'agriculture eut huit éditions en dix-neuf ans : on raconte qu'Henri IV s'en faisait lire chaque jour des fragments après le dîner pendant une demi-heure. L'ouvrage figure dans toutes les bibliothèques des demeures campagnardes durant l'Ancien Régime.   Voici sa conception de la femme, bonne ménagère... [Lire la suite]
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12-07-14

Alimentation du peuple au XVIIIe siècle

* A Paris, le menu peuple, au XVIIIe, se sert souvent chez les “regrattiers”, qui achètent les restes de repas aux maisons nobles et bourgeoises, aux couvents et aux communautés religieuses. Sébastien Mercier écrit : “Le quart de Versailles se nourrit de plats servis sur les tables royales.” On détaille ainsi dans les rues, sur les marchés et aux halles les fruits, légumes, œufs et sel. Quel déballage ! On retient le désordre, la saleté, la fraude. Rétif de la Bretonne (Nuits de Paris) observe une gargote où la tenancière,... [Lire la suite]
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10-07-14

Les femmes dans la peinture de Boucher selon Diderot moraliste

 Dans son salon de 1765, Diderot écrit : "Je ne sais que dire de cet homme-ci. La dégradation du goût, de la couleur, de la composition, des caractères, de l'expression, du dessin a suivi pas à pas la dépravation des moeurs. Que voulez-vous que cet artiste jette sur la toile ? Ce qu'il a dans l'imagination. Et que peut avoir dans l'imagination un homme qui passe sa vie avec les prostituées du plus bas étage ? La grâce de ses Bergères est la grâce de la Favart (1) dans Rose et Colas ; celle de ses déesses est empruntée... [Lire la suite]
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09-07-14

L'Accordée de village (Greuze) et la critique de Diderot

"C'est un père qui vient de payer la dot de sa fille. Le sujet est pathétique [...]. Il y a douze figures ; chacune est à sa place, et fait ce qu'elle doit [...]. On voit dans la soeur aînée qui est appuyée debout sur le dos du fauteuil de son père, qu'elle crève de douleur et de jalousie, de ce qu'on a accordé le pas sur elle à sa cadette. Elle a la tête portée sur une de ses mains et lance sur les fiancés des regards curieux, chagrins et courroucés [...] Le peintre a donné à la fiancée une figure charmante, décente et réservée.... [Lire la suite]
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